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[ Devinez-moi. ]

  [ Devinez-moi. ]

Les gens sont comme ça. Ils te sucent jusqu'à la m½lle et ils s'en vont.
Un peu comme des sangsues.


Comme un relant naissant d'une bonne soirée achevée, J'ai surmontée ma peine du réveil.
Les pensées embrouillées, les cheveux trop bouclés, les yeux à demi fermés. Il m'a appelé et réveillé.
Impossible de se rendormir après ça, encore merci.

Et je cogite violemment, comme d'habitude. Je ne suis peut être bonne qu'à ça, je me demande encore pourquoi.

Dis moi. Parle moi. Raconte moi ta vie.
Vas-y, dis moi ce qui fait que tu es toi. T'es peines et tes joies.
Est-ce que tu te sens heureux ? Tu es heureux ?
T'as l'impression d'exister ? Pour toi...Pour eux... ? T'as l'impression d'exister aux yeux des autres ? Putain de merde, dis moi... est-ce que tu te sens vivant ?

Par une mémoire de poisson rouge, je me remémore une brise d'été caressant mes jambes. Dans mon mois de janvier turbulent et fatiguant, mes nerfs s'imaginent cette caresse éphémère et fictive.

Ne rien faire. Passer son temps à penser.
Lui*.

Aujourd'hui rien n'est plus pareil. Il m'a éveillé.
Je suis à Lui, à jamais. Je me suis donnée.
Pas vendue, non. Juste Donnée. Avec amour et sincérité.
Je suis à Lui pour l'éternité...

J'aime.



Madrigal

Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit
Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire,
Oublier toute chose, et ne vouloir rien faire
Qu'adorer et servir la beauté qui me nuit :

Si c'est aimer que de suivre un bonheur qui me fuit,
De me perdre moi même et d'être solitaire,
Souffrir beaucoup de mal, beaucoup craindre et me taire,
Pleurer, crier merci, et m'en voir éconduit :

Si c'est aimer que de vivre en vous plus qu'en moi même,
Cacher d'un front joyeux, une langueur extrême,
Sentir au fond de l'âme un combat inégal,
Chaud, froid, comme la fièvre amoureuse me traite :

Honteux, parlant à vous de confesser mon mal !
Si cela est aimer : furieux je vous aime :
Je vous aime et sait bien que mon mal est fatal :
Le coeur le dit assez, mais la langue est muette.

Sonnets pour Hélène.
Pierre de Ronsard.




" « Putain j'ai tout foiré... »
« Prends toi un bus... ça, ça fout en l'air une journée. » "







# Posté le dimanche 25 janvier 2009 09:24

Modifié le jeudi 04 juin 2009 11:29

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